Champtier du Coq

Champtier du Coq

Premier quartier conçu par l’EPEVRY sur la commune d’Évry, il est une première étape pour la volonté de retour à la rue, après la période des « grands ensembles » des années 50…

Quartier des Epinettes

Architectes-urbanistes coordinateurs EPEVRY

François Desbruyères (cf. DM N° 7).

Période de lancement

1967-70

Réalisation

1970-72. Livraison à partir de 1972

Intentions

Revenir à la rue, pour une réalisation rapide. L’équipe d’urbanistes de l’EPEVRY vient d’arriver sur place. Elle choisit de prendre son temps pour bien étudier la zone centrale, entre l’autoroute A6, la RN7, le plateau de Ris et la SNECMA (cf. thème « Plan d’ensemble »). Il faut pourtant montrer aux autorités de tutelle (ministère) qu’elle est capable de faire autre chose que des études et qu’elle sait aussi réaliser. Deux opérations sont entreprises pour répondre à cet objectif : Champtier du Coq et Courcouronnes centre.

Pour revenir à la rue, les modes de construction de cette époque, où un programme de 1 000 logements était une petite opération, ne disposaient pas de types de bâtiments adaptés. On se contente de reprendre des bâtiments de type « grand ensemble » (tours et barres), en les organisant autour d’une artère centrale réservée aux piétons. Pour animer cette rue, on regroupe tous les programmes générateurs de circulation (commerces, écoles, gymnase, maison de quartier, église…) autour d’une place centrale (Victor Hugo). Deux autres programmes attirent du public vers les extrémités du linéaire : au nord le collège Montesquieu, et au sud le foyer de personnes âgées et le petit espace vert avec équipements sportifs.

Pas d’architecte-en-chef extérieur, comme dans les grands ensembles qui se construisaient encore à l’époque. L’équipe pluridisciplinaire de l’EPEVRY joue ce rôle de maitrise d’œuvre urbaine. L’opération sert de test pour une méthode de travail qui sera développée par la suite. Mise au point détaillée d’un maquette résumant les volontés d’urbanisme : tracé des espaces publics, localisation des équipements, façonnage des volumes en creux, choix des hauteurs d’immeubles (épannelage), emplacement des lots à confier aux promoteurs, directives d’urbanisme à respecter par les architectes choisis par ces promoteurs. L’EPEVRY reste maître d’ouvrage des espaces publics (verts ou minéraux) et des équipements publics.

Le retour à la rue prend le contrepied de la Charte d’Athènes, qui avait inspiré la conception des « grands ensembles ». Toutefois, cette opération du Champtier du Coq ne va pas jusqu’au bout de cette remise en question, car elle maintient une stricte séparation des circulations. La voiture n’entre pas dans les liaisons douces qui structurent le quartier. Elle le traverse par une rue centrale (Montespan), et dessert les immeubles par l’arrière (rues Voltaire, Descartes, Bd Decauville..).

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