Document mémoire n°9 (2008)

L’animation sociale et culturelle au temps des pionniers

1967 – 2007 : Quarante ans déjà ! Quarante ans qu’une poignée d’urbanistes – vingt environ – s’installaient dans un préfabriqué, le long du chemin reliant la RN 7 au vieux village d’Evry. Leur équipe s’est vite étoffée, jusqu’à une centaine de personnes, pour disparaître à l’aube du XXIe siècle. Beaucoup de sont dispersés, à Paris ou en province, mais un bon nombre restent installés là, dans le périmètre de cette ville nouvelle ou dans les communes voisines. Leur ambition n’était pas mince : inventer un monde nouveau, dans un cadre sur mesure pour la vie de demain, délivrée des pesanteurs du passé. Et ils ne se sont pas limités à construire des routes et des immeubles. Ils ont aussi édifié les équipements collectifs et mis en place des équipes d’hommes, pour que s’amorce le tissu social et la vie culturelle du chef-lieu de l’Essonne.
Que reste-t-il, aujourd’hui, des réalisations de ces gens qui de nos jours passent souvent pour des rêveurs ? De quoi était faite la vie sociale et culturelle pendant la génération pionnière ?

Ce document mémoire n° 9 est bâti autour de trois interviews. Le premier donne la vision des gens de l’Epévry, c’est-à-dire l’Etat. Le second reflète plutôt celle des maisons de quartier, souvent réticentes vis-à-vis des animateurs technocrates, à leurs yeux parachutés par l’Etat. Le troisième exprime le vécu d’un de ces animateurs réputés technocrates, qui avaient réussi à donner à l’Agora une vie difficilement soupçonnable aujourd’hui. Il apporte, en particulier, beaucoup d’éléments pour la recherche du juste dosage entre prévention et répression, s’agissant des incivilités de la
jeunesse.

L’histoire du chef-lieu de l’Essonne et de son bassin de vie commence à peine. Mémoire de la ville nouvelle aura joué son rôle si ce Document mémoire servait à raviver les ferments, toujours présents, d’avenir meilleur pour notre grande ville, et à poser des repères pour l’affirmation de sa personnalité.