Les Epinettes

Les Epinettes

Après le Champtier du Coq et les Pyramides, les Épinettes marquent une étape plus avancée du retour à la rue. Typiques de « l’architecture urbaine » des années 70, elles offrent de beaux exemples d’habitat intermédiaire…

Quartier des Epinettes

Architectes-urbanistes coordinateurs EPEVRY

Vladan Kulundzic pour le secteur Temps des Cerises, Pascal de Maupeou pour le reste (cf. DM N° 7).

Période de lancement

1971-75. Études entreprises sitôt après le concours Évry I, gagné en 1972 par le projet des Pyramides.

Réalisation

Livraisons à partir de 1977, en commençant par le mail du Temps des Cerises.

Intentions

Poursuivre la démarche de retour à la rue, en tirant les conclusions du Champtier du Coq et des Pyramides. Retrouver le rôle de maitrise d’œuvre urbaine, perdu pour EPEVRY aux Pyramides à cause de la poussée libérale imposée par le ministère Chalandon.

Volonté de situer le transit automobile en périphérie, pour établir une ouverture des logements en toute sécurité sur le parc des Coquibus. Conception soignée d’espaces publics très affirmés (mail du temps des Cerises, place de la Commune, allée de l’Affranchi, parc des Coquibus..). Regroupements de commerces et équipements (place de la Commune, place des Fédérés), ou d’activités (ensemble Digital devenu Genopole, Bd Louise Michel).

Inscription dans les idées architecturales de la période (« architecture urbaine »), qui fait suite à la mode des « trames » et des dalles pour revenir au sol naturel comme référence principale. Recherche d’architecture plus souples, plus flexibles, avec des « maisons de ville », des terrasses privées et des formes d’habitat intermédiaire entre l’individuel et le collectif. Modération des hauteurs, encouragée par le premier choc pétrolier de 1973. Les promoteurs deviennent prudents, et diminuent la taille des opérations, qui descendent de l’ordre des milliers à l’ordre des centaines, voire des dizaines.

Le retour à la rue ne va pas encore jusqu’au regroupement de toutes les circulations dans le même couloir. Les liaisons douces structurent encore le quartier (mail du temps des Cerises, rue de l’Affranchi, pl de la Commune, allée de la Commune…). Le transit automobile est limité au Bd des Coquibus, tandis que la rue Henri Rochefort se contente de la desserte locale. Le site propre des bus est un troisième réseau tout à fait indépendant.

Les noms de rues, toujours choisis par le Conseil municipal, portent tous des noms de héros de la Commune de Paris (1870-71).

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